L’industrie, la moto, les avions, la musique… Laurent Dassenoy est un touche-à-tout dont le parcours est à son image : passionné.
C’est en juin 1994 qu’il débarque pour la première fois sur le Territoire. Un mois de vacances qui va bouleverser sa vie. « Je suis rentré à Paris, j’ai tout vendu et je suis revenu avec deux valises, deux guitares et trois sous en poche », raconte Laurent Dassenoy, aujourd’hui chef d’entreprise.
Titulaire d’un BTS en électromécanique maintenance industrielle, le jeune homme, Parisien d’origine, commence sa vie professionnelle par douze mois dans l’armée en Allemagne. Une expérience du commandement « pas si désagréable que cela, mais trop long par rapport à la formation que l’on reçoit ». À son retour, il entre dans les usines de Marcel Dassault, « celles qui fabriquent l’avion de chasse Rafale », au service maintenance, mais le manque de possibilité d’évolution l’entraîne à pousser la porte de Hister, une entreprise spécialisée dans la manutention. « J’ai été formé à l’aspect commercial par l’entreprise, et suis devenu technico-commercial à 26 ans », souligne-t-il.
Tombé sous les charmes calédoniens
Alors qu’il est agent au département financier de l’UAP, Laurent a la bougeotte et traverse les océans pour passer un mois de vacances en Calédonie, « voir un pote ». Il tombe sous le charme. Sous les charmes du pays. Il faut dire que pour un passionné de voile et de plongée, le Territoire a plus d’un attrait.
À peine installé, il intègre, « par hasard » la Mondiale, en qualité d’agent d’assurances. Sept ans plus tard, « très formateurs », il en est inspecteur commercial. « Le recrutement, la formation des collaborateurs, l’animation d’une équipe, le terrain…, il n’y avait plus rien de bien novateur, et, du coup, je me suis un peu lassé. » Il décide alors de tenter autre chose, l’aventure à son compte, et il rachète Pacifique Enseigne en 2003, en association. L’expérience durera jusqu’en octobre 2011. Aujourd’hui cogérant à part entière d’Ecobag, il a plongé avec un réel bonheur dans cette nouvelle aventure. « Nous sommes partis de zéro, d’un terrain nu, et il a fallu tout construire, monter le dossier de défiscalisation, construire le dock, etc. C’est passionnant. »
Comme une envie de voler
La passion, c’est justement ce qui anime Laurent au quotidien. De son métier d’industriel, mais pas uniquement. « Je suis un fan d’aéronautique, explique-t-il le sourire aux lèvres. En métropole, je pilotais des avions, des planeurs, des ULM. J’ai même reconstruit complètement un ULM avec un copain avec qui nous avons fait le tour de France. » Depuis son arrivée en Calédonie, Laurent a eu peu l’occasion de voler, mais il reconnaît que l’appel des airs devient pressant. Autre passion, celle de la mer. « Quand j’étais encore à Paris, je filais dès que possible à La Rochelle et partais pour quelques heures ou quelques jours en mer », raconte-t-il. « Maintenant, c’est beaucoup plus facile. Ici, on arrive à couper très vite d’avec le boulot. On est tout de suite en vacances, et ça… j’adore ! »
La Route 66 en Harley
Laurent est aussi ce que l’on appelle un autodidacte. Il aime, il teste, il apprend. Pour la musique, il s’est fait tout seul. « J’ai pris mes premiers cours de guitare l’an dernier, alors que ça fait 20 ans que je « gratte ». À 46 ans, je me suis dit que ce serait bien de savoir lire les notes », éclate-t-il de rire. Sa vie, il veut la vivre à plein régime, comme lorsqu’il est sur sa moto, une autre de ses passions. « En sortant de l’armée, j’ai fait quelques courses et j’ai notamment participé aux premiers Supermotards », se souvient-il. Depuis, il a réalisé son rêve : faire la célèbre Route 66 aux États-Unis. « Nous sommes partis à cinq copains, avons loué des Harley à Chicago, et avons rallié Los Angeles. 25 jours de route, 4 800 km… Fantastique ! » On l’aura compris, Laurent n’est pas du genre à s’ennuyer, et aime monter des projets, se lancer des défis… « Et ça n’est pas fini ! »
Charlotte Antoine
