L’imprimerie Artypo vient d’obtenir le label « Imprim’Vert » dont le cahier des charges est fondé sur trois critères : la bonne gestion des déchets dangereux, la sécurisation de stockage des liquides dangereux et la non-utilisation des produits toxiques…
« Nous sommes des industriels soucieux de notre environnement. L’imprimerie a souvent mauvaise presse, et nous avons voulu travailler à une nouvelle image. »
Dans un premier temps, Patrick Koch et Pierre Bui, les directeurs d’Artypo, travaillent à rendre leur entreprise « plus propre ». « Nous avons visité d’autres imprimeries, des sites propres, comme au Québec et au Canada, racontent-ils. Nous avons vu comment y sont gérés les déchets, etc. » Parallèlement à cela, ils commandent un audit de la gestion des déchets au bureau d’études Capse (Capital sécurité environnement). « Cela nous a donné une vision précise de ce qu’il y avait encore à faire, en concertation avec tout le personnel. »
Dès lors, ils montent un dossier en vue d’obtenir la marque Imprim’Vert, avec le soutien de Matthieu Ladiesse, en charge du développement durable à la CCI et référent sur le Territoire. Imprim’Vert est une marque collective simple, créée par la Chambre des métiers et de l’artisanat du Loir-et-Cher et la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat du Centre. Initiée pour les entreprises exerçant des activités d’impression, elle a pour objectif de mettre en place des actions concrètes conduisant à une amélioration de l’environnement.
Critères d’attribution
L’entreprise qui vise l’obtention de cette marque doit répondre à un cahier des charges précis, basé sur trois critères : l’industrie graphique doit éliminer ses déchets, de façon réglementaire, sécuriser le stockage des liquides dangereux, en cours d’utilisation ou non, et ne doit plus utiliser de produits étiquetés « toxiques ». Le respect de ces critères doit par ailleurs faire l’objet d’une sensibilisation auprès des salariés, acteurs incontournables de l’engagement de l’entreprise.
« Cela nous a pris plusieurs mois, reprend Patrick Koch. Le temps de revoir toute notre gestion des déchets. En fait, c’est toute la mentalité de la société en matière de déchets qu’il faut faire évoluer. » Aujourd’hui, force est de constater que le pli a été pris…
