Startex a entamé des travaux de remise aux normes de ses installations en mars 2009. L’entreprise répond désormais aux règles environnementales et sécuritaires de son secteur.
Fin 2007, Sandrine Thuilier, gérante de Startex, décide d’entreprendre de gros travaux au sein de l’entreprise, afin d’assurer respect de l’environnement, sécurisation du personnel et du bâtiment et réduction de la pénibilité des tâches. Le projet prend corps, et les études environnement par le bureau Capse (Capital Sécurité Environnement), puis celles d’ingénierie par GTI sont lancées en 2008.
Dès lors, il s’est agi de mettre en rétention tout ce qui était susceptible de contenir, et donc de déverser de l’acide. « Cela comprend le dock de stockage des bidons d’acide, qui a été fermé, ainsi que les salles de lavage et de charge des batteries qui ont été repensées », explique Sandrine Thuilier.
Des idées apportées par le personnel
Autres travaux, ceux de la mécanisation du process. « Auparavant, la fabrication de l’électrolyte (NDLR : acide sulfurique mélangé à l’eau de la cuve) se faisait de manière artisanale, avec une intervention humaine. Désormais, tout se fait grâce à des pompes électriques, ce qui réduit les risques pour notre personnel. » D’ailleurs, les salariés eux-mêmes ont apporté leur contribution et leurs idées pour améliorer les conditions de travail, « notamment en ce qui concerne le stockage et la manipulation des bidons d’acide pouvant peser jusqu’à 60 kg », précise la chef d’entreprise.
L’aspect environnemental était également au centre des préoccupations. Ainsi, par exemple, des relevés de pH des eaux seront effectués à intervalles réguliers, et toutes les eaux utilisées par l’usine, notamment pour le lavage, seront neutralisées avant d’être déversées dans le réseau public. En outre, toutes les entrées et les sorties d’acide seront consignées avec soin.
Les travaux, démarrés en mars 2009, se sont achevés en décembre dernier. Et Startex a obtenu son autorisation d’exploitation tant attendue.
