Installée à Ducos depuis 1987, la Maison du rechapage permet aux flottes de poids lourds et bus de réutiliser leurs pneus par la technique du rechapage. Un gain financier indéniable. Avec l’avantage d’être écologique.
C’est en 1972 que la Maison du pneu, qui deviendra rapidement un incontournable des Calédoniens, ouvre ses portes.
30 secondes pour décapsuler jantes et pneus grâce à des machines sophistiquées… du jamais vu jusqu’ici. Dans le même temps, Gérald Chauve, alors dirigeant de l’entreprise, propose également ses services de rechapage. La technique consiste à poncer la semelle usée du pneu et lui en appliquer une neuve, puis la cuire sous pression. Outre l’avantage d’être aussi sûr et durable qu’un pneu neuf, le rechapé coûte moins cher à produire ; et il se vend, par voie de conséquence, moins cher, entre 30 et 50 % de moins qu’un neuf.
Pour les engins de mine aussi…
Rachetée il y a un peu plus d’un an par la famille Martinatti, la Maison du rechapage va prochainement prendre un nouvel essor. « Notre idée est de pouvoir proposer aux engins de mine de rechaper leurs pneus, quelle que soit leur taille, expliquent les cogérants. Jusqu’à présent, nous sommes limités aux pneus des poids lourds et bus, avec six dimensions et huit dessins… »
Les gérants envisagent en effet de construire sur la Zac Panda une nouvelle usine, d’une surface de 7 000 m2, dédiée au rechapage en tous genres. Un investissement conséquent de 400 millions de francs et la création d’une dizaine d’emplois. Pour l’heure, le terrain a été acheté. Le dossier en double défiscalisation est en cours, et les travaux pourraient commencer d’ici la fin de l’année.
