Encore et toujours prouver notre légitimité
Depuis sa création, l’ambition de la Fédération des Industries a été de défendre les hommes, les produits, le savoir-faire de son industrie locale. Force est de constater qu’après des années d’échanges, de démonstrations, de participation au développement économique du Territoire, il lui faut, encore et toujours, prouver la légitimité de ce combat. Une preuve ? La plus évidente reste l’emblématique Nutella, défendu avec force, virulence, voire parfois hypocrisie, par un (petit) pan de la population et quelques élus qui y voit une percée intéressante dans leur bataille contre la production locale au profit d’une économie de comptoir. L’importation a cela de bien qu’elle ne nécessite que peu de formation d’hommes et d’investissements de matériel comparé à la production locale, et offre un choix démultiplié aux consommateurs. Elle a, aussi, quand même, l’inconvénient de créer très peu d’emplois, de valeur ajoutée, ou même de savoir-faire...
Alors, combien de cas de « Nutella » faudra-t-il pour que cette frange de la population accepte, enfin, les produits de son industrie locale ? Combien de temps lui faudra-t-il pour œuvrer, avec elle, à son développement ? Aujourd’hui, la FINC est inquiète. Plus que de ses adhérents, c’est du devenir de son île et de sa jeunesse potentiellement désœuvrée dont il s’agit …
- Les coprésidents
Martine Lagneau–Dassenoy,
Jacques Beyneix
Jean-Philippe Locker
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Made In N°23 (14.15 MB)












